mardi 4 août 2009

Vacances, vélo aux Îles de la Madeleine départ vendredi le 7 aout en bateau

Le St-Laurent jusqu'au Îles, ensuite la plage, le vélo pour découvrir tout les recoins madelinots
Au retour des Îles le bateau arrête à Chandler, vélo jusqu'au rocher Percé, et ensuite arrêt à Québec
Finalement , j'ai bien hâte!!!


vendredi 24 juillet 2009

Coupure anti-gaie par Ottawa pis sa gang de red neck

Le parti Conservateurs de Harper coupe les vivres au festival à saveur culturelle Divers/Cité
J'appellerai ça de l'hypocrisie à peine déguisée d'un gouvernement illégitime avec un tiers des votes des Canadiens pour ensuite enchaîner par, il est plus que temps que les libéraux, NPD et Blocquistes renverse ces troubles fêtes qui sont contre productifs pour l'économie touristique du Canada.

Source: Le Devoir: Divers/Cité - Le jupon dépasse

Jean-Robert Sansfaçon Édition du vendredi 24 juillet 2009


Les conservateurs fédéraux font preuve de mauvaise foi en refusant la demande de subvention de 155 000 $ sur un budget global de deux millions de dollars pour la tenue du festival gai Divers/Cité. À quelques jours seulement de l'événement, les organisateurs avaient réussi à franchir toutes les étapes du processus d'acceptation, mais le tout s'est terminé par un refus de la part du ministre responsable lui-même, M. Tony Clement.

En guise d'explication, le ministre a précisé qu'on avait reçu trop de demandes, que c'était donc une question «d'équité régionale», puisque le Québec avait déjà eu sa part des 100 millions du programme d'aide aux grands événements. L'argument ne tient pas puisque le programme ne comporte aucun critère ayant trait à l'équilibre régional, pas plus d'ailleurs que le programme d'aide à l'industrie de l'auto, dont ce ministre ontarien est aussi responsable. L'équité a le dos large!

La vraie raison du refus conservateur tient à deux facteurs complémentaires: la bigoterie de la frange allianciste fondamentaliste du parti conservateur et l'à-plat-ventrisme des ministres conservateurs québécois.

Il y a deux semaines, le même gouvernement a accordé 400 000 $ au Gay Pride de Toronto. La nouvelle a choqué quelques conservateurs de l'Ouest, et M. Harper a choisi de retirer la gestion du programme des mains de la ministre du Tourisme pour la confier à Tony Clement. Dès lors, il fallait craindre l'implication politique directe du politicien Clement dans le processus de sélection des projets, ce qui n'a pas manqué de survenir. On peut critiquer le fait que les gouvernements viennent en aide à un festival comme Divers/Cité. Après tout, certains événements tel le traditionnel défilé au cours duquel l'exhibitionnisme adolescent tient lieu de coming out libérateur ont de quoi déprimer.

Mais Divers/Cité, c'est plus qu'un défilé coloré puisque l'événement dure une semaine, qu'il présente une foule de spectacles de facture variée et qu'il réunit des milliers de personnes, dont un bon nombre venu de l'étranger. Il y a d'ailleurs fort à parier que la réputation de Montréal dans la communauté gaie étasunienne attire plus de visiteurs que les Festivals du rire de Québec et de Montréal, dont les retombées économiques ne constituent qu'un déplacement d'argent à l'intérieur du territoire.

Or, ces festivals essentiellement commerciaux reçoivent à eux deux quatre millions du même programme fédéral. En annonçant, dans son dernier budget, qu'il consacrerait 100 millions aux grands événements susceptibles d'attirer des touristes étrangers en cette période de récession, Ottawa n'a fixé aucun autre critère de sélection. En voulant agir rapidement, le conseil des ministres se réservait le pouvoir d'arbitrer les décisions au gré de ses intérêts du moment. Comme ce fut le cas pour le milieu de la culture l'an dernier, les conservateurs sont en train de s'aliéner le milieu gai. À moins que ce ne soit déjà fait, ce qui expliquerait le sens d'une décision tout à fait arbitraire, sur laquelle il n'est pourtant pas trop tard pour revenir.
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mardi 14 juillet 2009

Été 2009, prévision août, septembre et octobre plus chaud que la moyenne

Prévision pour juillet plus froide que la moyenne
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Prévision pour août plus chaude que la normale
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Ces prévisions sont hypothétique selon environnement Canada, mais pour juillet il ont vue pile avec les températures froides depuis 10 jours.

Soyons positif et attendons le début août avant de dire que l'été est foutue...

lundi 29 juin 2009

Nombrilisme ou génération plastik, car il faut être vu!!!

La tyranerie iranienne et dans bon nombre de pays, ne doit pas nous faire oublier, les actes criminels et les menaces quotidiennes en occident; Intimidation à l'école, un élève sur trois en est victime,

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/200903/15/01-836767-intimidation-homophobe-un-eleve-sur-trois-en-est-victime.php


Le chemin de la Solidarité, d’une mobilisation d’une vraie Communauté gaie, alors que le miroir de Narcisse prime pour cette génération "plastik power" qui n'a comme but que le nombrilisme de son petit confort et de sa vie gaie du Montréal village. Il est cependant encore important de militer pour ces droits, afin de protéger nos acquis. Il serait destructif de ne rien faire contre l'insignifiance homophobe dans nos sociétés occidentales et de laisser pour compte les gaies des régions hors Montréal

Cependant, dans le nombrilisme gay actuel frappé d’amnésie et de légèreté le monde gay est rentré lui-aussi tout comme tous "les 450 du plateau de ce monde" dans l’ère des loisirs et peut-être plus que tout autre avec ses petites préoccupations quotidiennes ; le gym 5 X semaine, car il faut être vu, le restaurant huppé, car il faut être vu, les vêtements à exhiber sur soi et la marque bien en vue, car il faut être vu, le dernier DJ du nightclub à la mode à 45 dollars l'entrée, carte V.I.P en prime, car il faut être vu, les vacances dans les lieux à la mode et au retour le t-dance du dimanche pour montrer son bronzage, car il faut être vu, sa page web avec ses photos comme un « catalogue virtuel » sur facebook, car il faut être vu etc...

Texte du magazine Fugues sur le sujet à lire, très drôle;


sources: http://fugues.vortex.qc.ca/main.cfm?l=fr&p=100_article&rubrique_id=108&article_id=13166


Culture gaie ou culture de l'insignifiance
Par : Denis-Daniel Boullé [15-06-2009]

Vous êtes-vous déjà retrouvé dans un souper où vous aviez l’impression d’être sur une autre planète? Cela m’est arrivé récemment. Et pourtant, j’y suis allé avec enthousiasme, mais il a diminué au fil des heures. Par respect pour mes hôtes, j’ai même joué les prolongations espérant un tremblement de terre ou, comme dans Star Trek, la télétransportation.

Et pourtant, rien d’exceptionnel: huit gais (dont moi), adeptes du gym (sauf moi), dans un appartement ressemblant à une salle de montre de magasins de meubles. Un souper original, genre cuisine nouvelle, du bon vin. Les gars étaient en t-shirt, chacun rivalisant pour montrer tous ses «ceps», les bi, comme les tri, le tissu soulignant les pectoraux. Des mecs comme on en croise dans les gyms, puis le vendredi soir, dans certaines discothèques ou after hour. Ces détails de cette soirée ne sont pas anodins puisque toute la soirée à tourner autour de ces sujets : le gym et les sorties dans les bars, les bars et le gym, avec comme seuls entractes, les dernières vacances destinations gaies où ils ont de nouveau parlé des bars et des gyms. Bien entendu, le tout était ponctué de baises, faites ou à venir, avec tel ou tel gars, qu’untel avait déjà eu ou allait avoir. Aucun détail ne nous était épargné sur les goûts sexuels de ces partenaires occasionnels, ni sur leur identité. Ce qui fait qu’au passage, j’ai reconnu certaines connaissances, dont je sais maintenant – c’est hyper important – si elles ne sont pas très bien membrées, ou encore qu’elles ne sont pas douées question parties de jambe en l’air. Attention! N’allez pas croire que je suis un pisse-vinaigre. Il m’arrive à l’occasion, comme tout le monde, d’avoir des conversations superficielles, insipides mais cela ne me nourrit pas assez pour passer une soirée entière. J’essayais de participer ,mais je me sentais comme un extra-terrestre. J’insiste, la plupart des gars, je les avais déjà rencontrés individuellement, présentés par un ami commun, et dans ces rencontres plus courtes, ils n’avaient pas dérogé à la règle. Ils sortaient ou ils allaient au gym et leur seule préoccupation était le nom du DJ qui serait aux tables la prochaine fin de semaine. L’alcool aidant, les confidences sexuelles étaient de plus en plus nombreuses, mais ayant toujours pour cadre les bars et le gym, pépinières de rencontres au même titre qu’internet. Je me sentais de plus en plus comme un anthropologue découvrant les rites d’une tribu, et essayant de comprendre comment on pouvait réduire sa vie à deux ou trois centres d’intérêts aussi limités, importants certes, mais pas suffisants pour me combler.

Ces gars étaient-ils heureux de leur style de vie? Apparemment oui. Cependant même dans des conversations insignifiantes, si nous savons entendre, des failles peuvent surgir, tout de suite refermées par une autre banalité, des failles qui témoignaient d’une insatisfaction et d’une quête. Car aucun d’entre eux n’était satisfait de son corps, malgré les heures passées au gym. Malgré les conquêtes sexuelles, aucun d’entre eux n’était satisfait de ses relations affectives. Attention, pas d’arrêts sur image, seulement des réflexions qui surgissaient pour être de nouveau noyées dans le flot de propos indigents. Comme si tous ces efforts pour être dans le moule n’apportaient qu’une satisfaction éphémère bien au-dessous des attentes. Des efforts toujours à recommencer pour un résultat attendu, sans surprise. Comme si deux heures de plus au gymnase ou l’achat d’un pantalon de plusieurs centaines de dollars allaient enfin, un jour, peut-être, leur donner le sentiment d’exister pleinement. Je ne les ai pas accompagnés ensuite dans la discothèque habituelle où ils sortent chaque vendredi et samedi soir. J’ai prétexté des textes à écrire. En retournant chez moi à pied, j’essayais de rester objectif, de ne pas porter de jugements, de rester l’anthropologue. Cependant ils avaient réussi à distiller en moi un vide et de la tristesse. Comment pouvait-on construire sa vie sur si peu? Conflit géné-rationnel, me direz-vous? Peut-être, mais pas sûr. Parmi les invités, le plus jeune avait dépassé la trentaine et les plus vieux approchaient la cinquantaine. Au cours de mon existence, même à 20 ans, ma curiosité, mes intérêts, dépassaient largement la marque du t-shirt que j’allais mettre pour sortir et le nombre d’abdos apparents. Sont-ils si nombreux ces gais qui consacrent leur vie à n’être qu’une image, ou étais-je tombé sur le mauvais groupe? À entendre mes hôtes et leurs invités énumérer leurs connaissances, ils ne semblaient pas être seuls. Je ne sais pas s’ils sont majoritaires ou non, mais à voir Facebook, ils sont suffi-samment nombreux pour qu’on s’interroge. Tout fier de m’être inscrit sur Facebook, je me suis là aussi retrouvé dans la même position de l’anthropologue, surpris par les formes de communication virtuelle de mes congénères. Bien sûr, il y a un partage d’infos, de nouvelles intéressantes, une solidarité virtuelle, mais certains, là aussi, s’ingé-nient à casser l’ambiance en nous faisant partager leur quotidien. Lire des nouvelles aussi bandantes d’amis di-sant : «je vais au gym», ou encore : «aujourd’hui, je suis content», ou pire : «les deux tiers des amis sur mon site, je ne les connais pas et je ne sais pas qui ils sont, mais je suis heureux qu’ils soient mes amis», me sidère. Et leurs amis leur répondent sur le même ton. Si j’envoie un message collectif pour dire que je viens de péter, est-ce qu’on va me répondre que c’est super, qu’on est heureux pour moi, que je suis génial. À défaut de libération, je ressens plutôt un enfermement, un étouffement. Une incompréhension totale face à la culture de l’insignifiance, à la glorification de la médiocrité, à la valorisation de la superficialité. Surtout ne pas penser, ne pas réfléchir, c’est peut-être cela la clef du bonheur gai.
Trop peu pour moi. Même si je le souhaitais, je ne pourrais jamais être une Barbie-Rambo. Réfléchissez-y bien avant de m’inviter à souper, ce n’est pas un cadeau à vous faire – ni à moi d’ailleurs - ou encore avant de m’envoyer un message du style : Veux-tu devenir mon ami ? Ben tiens !

mercredi 17 juin 2009

La fin de la presse écrite en papier d'ici quelques années est incontournable

Le progrès via le web aidera à diminuer l'utilisation du bois pour faire du papier dans le monde, à près de 7 milliards d'humains sur terre, il est temps de cesser de croire qu'ici au Québec, que la vente du papier sera encore d'ici quelques années un des outils à la survie des emplois du secteur forestier. Nous devons activer nous cerveaux et trouver d'autres secteurs d'emploi pour ces régions touchées.



Sources: Yves Boisvert La Presse
Il y avait sans doute dans un village, quelque part jadis, un laitier qui livrait son lait à cheval. Un jour arriva quelqu'un avec un camion, qui livrait trois fois plus de lait pour deux fois moins cher.
Le laitier savait bien qu'on n'arrête pas le progrès. Il savait bien que les gens continueraient à boire du lait. Il allait conduire le camion et la vie allait suivre son cours. Ce n'était vraiment pas si grave.
C'est juste qu'il aimait les chevaux. Il allait avoir pour toujours la nostalgie des chevaux...
Lundi, en écoutant Guy Crevier avec 500 autres employés de La Presse, j'ai vu en chiffres ce qu'on sait depuis un an, mais ce qu'on sent depuis 10 ans. Le papier nous glisse des mains. Il y aura encore du journalisme, je sais. C'est juste que je l'aime, ce papier.
Je me suis souvenu du jour, il y a quatre ans, où j'étais allé chercher La Presse dans un dépanneur en Gaspésie, vers midi. «Pas encore arrivée.» À 16h, j'y retourne. «On a vendu les deux. Revenez demain.»
J'ai pensé que dans une usine de la Gaspésie, pas loin de là, on fabriquait des rouleaux de papier d'une tonne avec des arbres coupés au plus creux des forêts et du papier recyclé.
Ensuite, du temps qu'on avait encore des presses rotatives sur place, des camions roulaient jusqu'à La Presse, à 12 heures de là - maintenant à l'usine de Transcontinental.
Ils entraient dans la ruelle des Fortifications, le mardi, si je me souviens bien. Ça résonnait jusque dans la salle de rédaction quand ils déchargeaient les rouleaux.
Puis, on imprimait sur ce papier venu de Gaspésie des textes et des photos et des illustrations. On pliait le papier, on le remettait dans des camions plus petits, et tous ces camions s'en allaient livrer le journal, y compris deux exemplaires vers une heure de l'après-midi dans un village près de l'usine à papier.
Racontez ça à vos enfants dans 10 ans et ils vous regarderont comme je regardais mon oncle me raconter l'arrivée de l'électricité dans la première ampoule de sa maison d'Abitibi. Quelle époque étrange et lointaine, déjà.
En fait, pas besoin d'attendre 10 ans, dites-leur ce matin, juste pour voir...
Je me souviens du jour où le camelot de mon quartier m'a offert sa route pour livrer La Presse. Le rêve. Des paquets de 50 exemplaires m'attendaient sur le balcon en revenant de l'école - c'était un journal d'après-midi. J'ai encore un muscle plus gros sur l'épaule droite, d'avoir livré la grosse Presse du mercredi et du samedi il y a 30 ans. C'est la bosse de La Presse.
Avant de la lire, je l'ai regardée. Les photos de Désilets, les caricatures de Girerd, le jeu des huit erreurs que je faisais sur les genoux de mon père, avec chacun un crayon. Avant d'écrire dedans, j'ai écrit dessus.
Essayez ça, sur un écran...
J'ai adoré ce journal et je l'ai détesté mais je n'imagine pas la vie sans La Presse. Pas seulement le contenu. L'objet. Ce monde qu'on prend dans ses mains. La chose qu'on traîne mais qui ne traîne jamais. Je veux dire qu'un journal n'est jamais une traînerie, même affalé sur un dossier de sofa. C'est toujours une invitation à la connaissance. Même une vieille Gazette de la semaine dernière, quand c'est tout ce qui reste à lire sur le comptoir du restaurant Fung Shing. Elle a encore quelque chose à donner, c'est sûr, j'irai voir...
J'ai de bons amis, mais comme compagnon de repas, je choisis souvent le journal. Un compagnon pliable qui ne se formalise pas d'un peu de soupe sur le revers de sa deuxième colonne. On discute à notre rythme, on s'étonne, on se raconte la vie dans un chaos plus ou moins organisé, on s'engueule, on ne s'en tient pas trop rigueur, on se laisse un petit peu transformé.
Je sais bien que le journalisme survivra, encore que dans des formes difficiles à prévoir, dans des cadres qui vont éclater encore souvent, et avec des moyens imprévisibles. Je sais aussi que beaucoup de nouvelles possibilités s'offrent déjà.
Je sais que demain on aura un ordinateur pliable, ou quelque chose du genre, avec des perspectives fabuleuses...
Je sais que le papier n'est pas mort, pas encore. Je sais que les gens boivent toujours du lait.
C'est juste qu'il me semble depuis longtemps qu'un rond de café sur une page de journal est un indice assez sûr de civilisation.

mercredi 10 juin 2009

Le film, J'ai tué ma mère, à voir

Ce film est génial, j'ai beaucoup aimé, parfois amusant, émouvant, intelligent et surtout à voir dans un cinéma près de chez-vous!!!

Critique de La Presse:

Xavier Dolan a un oeil. C’est indéniable. Il possède aussi un talent de scénariste – et de dialoguiste – qui impressionne. En se mettant lui-même en scène dans une histoire de fiction aux forts relents autobiographiques, dans un film qui, de surcroît, le met carrément au monde, le jeune auteur cinéaste joue quitte ou double. Il gagne ici son pari haut la main.

Une crise politique aiderait l'option du Oui pour un Québec indépendant

Un référendum sectoriel gagnant pour rapatrier un pouvoir d'Ottawa comme d'avoir à déclarer un seul rapport d'impôt au Québec et non à Ottawa, pourrait être très utile au indépendantiste si Ottawa refuserait de respecter sa constitution et de coopérer avec le Québec sur un résultat positif d'un tel référendum. Jacques Parizeau a raison c'est par l'action que le PQ va redonner un nouveau souffle à la souveraineté, j'ai toujours été contre d'attendre les conditions gagnantes, l'immobilisme tue le peuple du Québec à petit feu, juste à regarder le débat des accommodements raisonnable, les étrangés sont en train de nous dicter qui nous devrions être. Il est temps d'agir...
Sources: Le Devoir

Un référendum sectoriel pourrait servir la cause de la souveraineté

Jacques Parizeau juge que la tenue d'un référendum sectoriel, une formule dont on a commencé à débattre au Parti québécois, peut être très utile au mouvement souverainiste en engendrant une crise politique qui conduirait à l'indépendance du Québec.

Dans un discours qu'il a prononcé samedi au colloque des Intellectuels pour la souveraineté (IPSO), Jacques Parizeau a relevé que le débat sur les référendums sectoriels battait son plein au sein du PQ. «Les référendums sectoriels, dans certaines circonstances, ça peut être très utile», a affirmé l'ancien premier ministre devant cet auditoire avec lequel il était manifestement très à l'aise. Jacques Parizeau a confié qu'un de ses conseillers à l'époque lui disait: «Pour faire la souveraineté, il faut une crise.» «C'est bien embêtant, a poursuivi M. Parizeau. Il y a des crises qui apparaissent de temps à autre, mais ce n'est pas toujours au bon moment pour nous. En fait, il faudrait susciter la crise. C'est évident qu'un référendum sur un sujet défini peut créer une crise.» Un quatre des volets du «Plan pour un Québec souverain» dévoilé dimanche par la chef du PQ, Pauline Marois, porte sur le rapatriement au Québec de pouvoirs exercés par le gouvernement fédéral à l'heure actuelle, notamment en matière de culture et de communications. La récupération de certains pouvoirs pourrait faire l'objet d'un référendum sectoriel, a-t-on discuté au sein du comité responsable de la conception du plan, bien que Mme Marois ne se soit guère étendue sur le sujet lors de sa conférence de presse. Jacques Parizeau croit qu'on ne pourra pas multiplier les référendums sectoriels. «À 85 millions la shot les gens vont crier, a-t-il dit. Il faudrait regarder du côté de la Suisse pour savoir comment ils font. Parce qu'ils ont des référendums à tous les mois; ils adorent ça». Bien qu'utiles, ces référendums sont accessoires, estime Jacques Parizeau. «L'objectif reste le même: faire un référendum pour réaliser la souveraineté du Québec», a-t-il dit dans une entrevue accordée samedi à l'historien et journaliste Robin Philpot sur les ondes de CIBL. Jacques Parizeau a donné un appui non équivoque au plan Marois, dont il connaissait les détails avant qu'il ne soit rendu public; sa conjointe et députée de Crémazie, Lisette Lapointe, faisait partie du groupe des dix élus péquistes qui ont travaillé sur le document. «Ce que je trouve intéressant là-dedans, c'est qu'elle [Pauline Marois] propose de bouger.» Sa stratégie est «intéressante», juge l'ancien premier ministre. Le «plan Marois» propose de combattre les ingérences du gouvernement fédéral, d'exercer pleinement les pouvoirs que le Québec détient en propre, d'occuper le plus d'espace possible dans les compétences partagées, et enfin, d'obtenir de nouveaux pouvoirs. «Le train est reparti. C'est fondamental. Et avec un objectif clair qui est celui de réaliser la souveraineté, pas d'aller gagner, comme on a essayé de lui faire dire, des référendums sectoriels pour essayer de décrocher des affaires», a-t-il fait observer. Il n'y a que trois façons de réaliser l'indépendance: par la violence, par un vote au Parlement ou par un référendum. «Si on est contre la violence, contre un vote au Parlement, contre un référendum, ça veut dire qu'on est contre [le fait] que le Québec devienne indépendant», conclut Jacques Parizeau avec l'implacable logique qu'on lui connaît. «Il faut cesser de tataouiner. On ne doit pas avoir honte de dire qu'on s'en va vers un référendum.» Le débat sur la date du référendum, débat qui a longtemps occupé les péquistes, il n'en est pas revenu, a-t-il dit. «Quand est-ce qu'on fait un référendum? Quand on est prêt», après l'avoir préparé depuis longtemps. Un sondage accablant Dans son discours devant les IPSO, Jacques Parizeau a dévoilé les principales données d'un sondage interne réalisé entre le 11 et le 15 mars dernier pour le compte du Bloc québécois et du PQ auprès de 1003 personnes. La marge d'erreur était de 3 %, 19 fois sur 20, a précisé M. Parizeau, des données qu'au PQ, on a confirmées au Devoir. Après répartition des indécis, 49 % des répondants, soit 56 % des francophones, étaient favorables à ce que le Québec devienne un pays indépendant, et légèrement plus, soit 49,7 %, répondant par l'affirmative à la question de 1995, soit la souveraineté assortie d'une offre de partenariat avec le Canada. Un Québec qui fasse partie du Canada, mais avec un statut particulier est l'option qui rallie le plus grand nombre, soit 66 %. Le Québec comme État souverain associé économiquement fait recette: 61,4 %. Le statu quo est approuvé par 42 % des répondants et 39 % des francophones. Notons que 62 % des personnes interrogées croient qu'il sera possible un jour de réformer le fédéralisme canadien de façon à satisfaire à la fois le Québec et le reste du Canada. Une majorité de répondants estime que le Québec a le droit de se séparer (61 %), qu'il dispose des ressources humaines, naturelles et financières nécessaires pour devenir un pays souverain (60 %). De même, le projet d'un Québec souverain apparaît réalisable aux yeux de 56,6 % des répondants, dont 62 % des francophones. Or, 34 % seulement des gens pensent que la souveraineté se réalisera. «Vous comprenez comme ils sont sages, ces gens-là. Ils se protègent des deux bords. Ils voudraient avoir l'indépendance, mais puisqu'on n'est pas capables de l'avoir, au moins un statut particulier», interprète Jacques Parizeau. «Mais c'est un terrible jugement sur ceux qui se considèrent comme les leaders du mouvement souverainiste, a-t-il poursuivi. C'est vraiment grave comme jugement: les gens sont persuadés que c'est possible; ils aimeraient ça, mais ils pensent que ça ne se fera pas.» Davantage de gens âgés de 54 à 65 ans sont souverainistes, mais les jeunes le sont moins, particulièrement les 35 à 44 ans. «Ça, c'est des gens qui avaient 20 ans le jour du référendum et qui ont l'impression profonde de s'être fait avoir. Ils ont décroché», estime Jacques Parizeau. Ceux qui pensent appartenir à «l'élite souverainiste» doivent changer leurs façons de faire. «Le monde ordinaire n'est pas là où on veut. Pourquoi il ne croit pas en nous? Qu'est-ce qu'on fait tout croche?» doit-elle se demander, avance-t-il. «Il faut absolument qu'on retrouve le goût des objectifs clairs, des idées simples et généreuses, le goût d'écrire, de répondre aux gens quand ils demandent un peu comme Yvon Deschamps: "La souveraineté, qu'ossa donne?"» croit Jacques Parizeau. Il faut surtout «se sentir dans le peuple québécois comme des poissons dans l'eau».