jeudi 25 février 2010

Le guts de la différence, Johnny Weir

Vancouver, conférence de presse de de Johnny Weir



L'habillement avec des fringues ne date pas des années 2000, comme sur cette image d'un passé glorieux avec des mâles à la masculinité démesuré, dommage que le linge de ces parvenus ne soit vraiment pas un bon exemple pour nos enfants,si nous adoptons le raisonnement de maillot et goldberg. Alors à bas les livres d'histoire avec photos, c'est un mauvais exemple pour nos ptits garçons qui manque de guts....



Johnny Weir, le petit garçon avec du guts


Source: Pierre Foglia, La Presse


(Vancouver) Que feriez-vous si on vous offrait de rencontrer les deux reporters québécois qui vous ont dénigré?

Je m'assoirais avec eux, on mangerait une poutine. Plus tard, Johnny Weir dira qu'il a des amis à Montréal, ceci expliquant la poutine. Leur demanderiez-vous des excuses?

Non! Ce n'est pas mon style!

Son style? Adorable, son style. Même si ce n'est pas le même que le mien, je l'aurais volontiers embrassé, ce garçon, pour sa fraîcheur, son humour, sa délicatesse. Il était venu pour répondre aux bêtises des deux présentateurs de V-RDS, il l'a fait avec élégance, sans appuyer, il a d'abord précisé qu'il comprenait suffisamment le français pour avoir bien saisi les propos de Goldberg et Mailhot, j'ai bien compris qu'ils ne critiquaient pas ma routine, mon patinage, mais ma personne, ce que je suis. C'est pourquoi je suis ici aujourd'hui.


Il est arrivé dans le petit amphithéâtre du centre de presse des médias non accrédités avec une étole de fourrure autour du cou, astrakan, chinchilla va savoir, quand je vous disais l'autre jour que ce garçon a du guts, c'est exactement ce que je voulais dire. Plus tard, il dira: vous savez, ce n'est pas la première fois que j'entends des choses comme celles qu'ont dites les deux commentateurs du Québec, j'ai l'habitude, quand on s'habille librement comme j'aime le faire, on s'attire souvent ce genre de commentaires...

Pourquoi cette conférence de presse alors?

Il n'a pas aimé se faire traiter de mauvais exemple... Je souhaite à tous les enfants d'être élevés comme je l'ai été, de recevoir autant d'amour que j'en ai reçu. surtout, je souhaite à tous les enfants de pouvoir devenir ce qu'ils sont, de s'épanouir pleinement.

Il est revenu deux fois sur l'importance de devenir ce qu'on est. Laissant entendre que c'était aussi affaire de génération, que la vie était plus facile aujourd'hui pour des garçons comme lui qu'autrefois.

Le reste fut léger et pétillant, il a parlé de sa manie du ménage, toute l'Amérique sait, semble-t-il, qu'il a une relation toute particulière avec son aspirateur. Il a répété qu'il n'attendait pas d'excuses, qu'il était trop pour la liberté de parole pour ce genre d'ultimatum, il a adoré Vancouver, il y est encore parce que son entraîneur y est aussi pour d'autres patineurs, il sera au championnat du monde à Turin à la fin du mois prochain... et puisqu'on revenait au patinage, que pensez-vous, M. Johnny Weir, de la définition de la masculinité sur patins, selon Evgeni Plushenko, le grand Evgeni Plushenko, seulement médaille d'argent ici, qui a dit qu'un patineur qui gagnait la médaille d'or sans quad, c'est rien qu'une moumoune? Trouvez pas que ça va dans le même sens que les propos des deux reporters du Québec?

Le gentil Johnny était soudain moins à l'aise... Je croyais aussi qu'il avait dit ça, mais je me suis entraîné l'autre jour avec lui, je lui ai posé la question, c'est pas ce qu'il a dit, il a dit que l'avenir du patinage passait par des quads...

Je disais donc que ce garçon avait du guts. Ce qui ne l'empêche pas d'être aussi, à l'occasion, une petite pute. Comme vous et moi d'ailleurs.

mercredi 17 février 2010

L'Iran en guerre contre Israel d'ici quelques mois???

Le silence d'Obama sur l'iran depuis quelques semaines me pousse à ne pas rire des deux articles suivants, il est possible que l'état d'Israel se prépare à attaquer des centre de recherches nucléaire en Iran, tout comme il serait possible que l'iran attaque Israel avec une arme nucléaire d'ici quelques mois. Une telle situation de part et d'autre serait très néfaste pour la paix mondiale, une escalade de violence entre les pays limitrophes d'Israel et de l'Iran pourrait engendrer une troisième guerre mondiale. En attendant la bombe discutons du français aux jeux et qui entre la Canada et la Russie gagnera l'or au hockey, question de faire l'autruche en bon Québécois....



Israël va déclencher une guerre (Iran)
Source: AFP
16/02/2010 | Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé aujourd'hui qu'Israël, ennemi juré de la République islamique, se préparait à déclencher une guerre "au printemps ou à l'été", sans toutefois préciser contre qui.

"Selon nos informations, ils [les Israéliens] se préparent à déclencher une guerre au printemps ou à l'été, mais leur décision n'est pas arrêtée", a déclaré Mahmoud Ahmadinejad lors d'une conférence de presse. "Mais la résistance et les pays de la région les écraseront si ce régime imposteur entreprend quelque chose", a-t-il ajouté.

La tension entre l'Iran et Israël a nettement augmenté depuis l'arrivée à la présidence de Mahmoud Ahmadinejad en 2005. L'Etat hébreu, qui soupçonne Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique, n'a pas exclu la possibilité de frappes sur les sites du programme nucléaire iranien.

MOSCOU, 16 février - Source:RIA Novosti

Une frappe israélo-américaine contre l'Iran est actuellement très probable, mais beaucoup dépend de la position de la Russie et de la Chine, a déclaré mardi aux journalistes le président de l'Académie des problèmes géopolitiques le général Leonid Ivachov.

"Une frappe contre l'Iran est actuellement à l'ordre du jour, elle sera très probablement portée par les Etats-Unis et Israël, mais beaucoup de choses dépendront de la position de la Russie et de la Chine", a annoncé le général russe. Selon lui, la frappe sera portée au moyen d'armes conventionnelles.

"Si Israël se décide à l'usage d'arme nucléaire, si limité soit-il, il déliera les mains à tous les pays solidaires de l'Iran et condamnant le dictat israélo-américain", a indiqué l'expert militaire.

Ces pays pourront riposter en recourant aux armes de destruction massive, notamment à l'arme biologique et en organisant des attentats terroristes.

Selon l'expert russe, l'Iran se trouve aujourd'hui encerclé par des bases militaires et des navires américains et otaniens.

"L'Iran se trouve en état de vulnérabilité totale face à une éventuelle agression et entreprend des démarches politiques, économiques et militaires afin de pouvoir survivre et de protéger sa souveraineté", a conclu l'expert.

mercredi 20 janvier 2010

Le Canada contrôle l'aeroport de Jacmel en Haiti

Cette Aéroport situé au sud de Port au prince à quelques heures de route sera utile lorsque les membres du génies de Valcartier auront ré ouvert la route entre Léogame et Jacmel pour acheminer l'aide humanitaire et pour l'éventuelle reconstruction.



source: romandie news; Haïti : le Canada va rouvrir l'aéroport de Jacmel
OTTAWA - L'armée canadienne est en train de remettre en état l'aéroport de Jacmel, dans le sud d'Haïti, ce qui permettra de désengorger celui de Port-au-Prince, a annoncé mercredi le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay.

La réouverture prochaine de la piste de cet aéroport permettra d'y diriger des avions gros porteurs. Le contrôle aérien sera assuré par le système radar d'une frégate canadienne, le HMCS Halifax, arrivée mardi dans la baie de Jacmel, à environ 50 km au sud-ouest de Port-au-Prince, a-t-il déclaré à la presse.

Les militaires canadiens sont en train d'ajouter des systèmes d'éclairage et de ravitaillement en carburant à l'aéroport de Jacmel pour en permettre l'utilisation jour et nuit, a-t-il précisé.

L'aéroport de Kingston, en Jamaïque, servira par ailleurs de relais dans le pont aérien entre le Canada et Haïti, assuré notamment par un gros porteur C17, a indiqué M. MacKay.

De la Jamaïque, un autre appareil canadien, un C130 Hercules, acheminera ensuite directement l'aide à Jacmel dès que l'aéroport de cette ville sera opérationnel. "Cela permettra de désengorger l'aéroport de Port-au-Prince", a dit le ministre.

L'aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince, passé sous contrôle américain, accueille actuellement 200 vols par jour, contre 13 vols commerciaux quotidiens avant le séisme dévastateur du 12 janvier.

"Nous avons plus de 1.000 militaires sur le terrain, particulièrement dans le secteur de Jacmel et de Léogâne", près de l'épicentre du séisme, a ajouté le ministre de la Défense. Un autre contingent de 1.000 militaires canadiens est attendu cette semaine dans l'île.

Le Canada s'est engagé à ce jour à accorder jusqu'à 135 millions de dollars canadiens d'aide (130 millions d'USD) à Haïti. Le Canada a déployé deux frégates, l'une à Jacmel, l'autre à Léogane, cinq

Source: La Presse
(Ottawa) Les forces armées canadiennes coordonneront une partie des secours et de l'aide envoyés en Haïti à partir du petit aéroport de Jacmel, ce qui aura pour effet de désengorger l'aéroport international Toussaint Louverture, à Port-au-Prince, submergé par l'arrivée d'aide humanitaire provenant de partout dans le monde depuis le séisme de mardi dernier.
Le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, en a fait l'annonce mercredi matin, en conférence de presse, au lendemain de l'arrivée de 500 soldats supplémentaires qui concentreront leurs efforts de secours et d'assistance dans la région de Léogâne et de Jacmel, à l'ouest de la capitale.
L'aéroport est actuellement fonctionnel, mais ne dispose par d'éclairage, a expliqué le ministre. Les vols, pour l'instant, doivent donc atterrir de jour. Même si cette nouvelle piste d'atterrissage sera privilégiée pour l'arrivée de l'aide humanitaire canadienne, les évacuations de ressortissants pourront continuer à se faire de Port-au-Prince, a ajouté M. MacKay.
Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a pour sa part confirmé le décès de 13 Canadiens, à ce jour, alors que 543 ressortissants manquent toujours à l'appel, et n'ont pu encore être localisés malgré les efforts incessants des services consulaires.
Quelque 1441 ressortissants ont été évacués d'urgence depuis une semaine, ramenés au pays par 16 vols d'avions militaires canadiens, qui continuent de faire la navette. Mercredi matin, 55 personnes se trouvaient toujours sur le terrain de l'ambassade canadienne à Port-au-Prince. L'édifice avait été évacué dès le jour du tremblement de terre, par mesures de sécurité, et la forte réplique sismique de mercredi matin l'aurait endommagé davantage, selon le ministre Cannon, qui s'est entretenu très tôt avec l'ambassadeur Gilles Rivard.

mardi 5 janvier 2010

Les USA cherchent-ils un échapatoire par une guerre au Yémen

L'occident savent très bien qu'une attaque contre l'Iran est dangereux pour la stabilité mondiale, La Russie et la Chine ne voient pas l'Iran autant comme une menace que l'occident. Sans l'appui de ces deux puissances Washington, Londre et Paris cherchent un moyen des impliquer dans une offensive contre l'islam, le Yémen serait-il le bouc émissaire pour amener les russes et les chinois dans le groupe des gendarmes de la planète avec l'occident? Question de faire oublier aux citoyens des pays consommateurs de bien et service, des déboires de l'économie capitaliste en chute libre. Pour ensuite demander au peuple de se serrer les coudes et de travailler plus fort afin de sécuriser la planète contre les méchants terroristes... Quoi encore?


Source: La Presse
Ambassades fermées, chasse aux terroristes d'Al-Qaeda, mesures renforcées dans les aéroports, le Yémen est désormais au centre des préoccupations sur la sécurité mondiale. Le pays est-il l'Afghanistan de demain?
«L'Irak était la guerre d'hier, et l'Afghanistan, celle d'aujourd'hui. Si nous n'agissons pas maintenant, le Yémen sera celle de demain», a confié l'été dernier un diplomate américain au sénateur indépendant Joe Lieberman.

Quatre mois plus tard, après qu'un Nigérian eut tenté de faire sauter un avion avec des explosifs rapportés du Yémen, le gouvernement américain a brusquement braqué son attention sur la petite république de la péninsule arabique.
Dimanche, les États-Unis et le Royaume-Uni ont décidé d'y fermer leurs ambassades. La France a fait de même hier. Quant au Canada, le consulat à Sanaa continue d'offrir des services aux Canadiens. Par contre, le Canada n'y ouvrira pas de bureau commercial comme prévu, «et ce, pour des raisons de sécurité», a dit le porte-parole du ministères des Affaires étrangères, Rodney Moore.
Selon la BBC, qui cite des médias yéménites, la fermeture des ambassades et consulats a été décrétée après que les autorités du pays eurent «perdu la trace de six camions transportant des armes».
Hier, deux membres présumés d'Al-Qaeda ont été tués et deux autres blessés dans une opération des autorités yéménites au nord de la capitale. Les autorités disent rechercher l'un des chefs d'Al-Qaeda, qui a réussi à échapper à l'attaque. Washington et Londres ont annoncé leur intention d'aider le Yémen à renforcer les capacités de ses unités antiterroristes.
Clinton hausse le ton
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a indiqué hier que «l'instabilité au Yémen menace la stabilité régionale et même mondiale».
Elle a fait écho aux propos du premier ministre britannique, Gordon Brown, pour qui «le Yémen doit être désigné, comme la Somalie, comme l'une des zones que l'on doit non seulement surveiller mais où l'on doit faire plus», a-t-il déclaré dimanche.
En fait, précise le professeur Henry Habib, spécialiste du Moyen-Orient à l'Université Concordia, le Yémen est rongé par trois mouvements préoccupants: les séparatistes du Sud, les musulmans chiites du Nord, proches de l'Iran et ennemis de l'Arabie Saoudite, et Al-Qaeda, qui y a installé ses bases (voir autre texte).
Échec des pays arabes
«L'année 2010 s'annonce désastreuse au Moyen-Orient, observe le professeur. Il faut absolument une politique américaine beaucoup plus éclairée qu'elle ne l'a été. On va voir comment ils réagiront au Yémen. Ouvriront-ils un troisième front? Avec la possibilité d'en ouvrir un en Iran plus tard cette année?»
Les leaders mondiaux doivent s'attaquer aux problèmes de base au Moyen-Orient, insiste le professeur Habib: le conflit arabo-israélien et la situation en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. Le constat reflète aussi «l'échec des pays arabes dans la gestion de leur administration. Malheureusement, tous les pays arabes, sauf peut-être le Liban, sont des pays autocratiques. Ils ne répondent pas aux besoins de leur peuple»

YÉMEN
Nom officiel : République du Yémen
Capitale : Sanaa
Population: 23,8 millions (2009)
Chef d'État : Ali Abdallah Saleh
Chef du gouvernement: Ali Mohammed Mujawar
PIB réel par habitant : 1108$
Espérance de vie : 63,3 ans
Sources : CIA World Factbook, Bilan du Monde 2010

jeudi 31 décembre 2009

Jean Charest, 1er Président de la république du Québec?

Le Canada a décidé d'ignorer les demandes du Québec à Copenhague, il a eu l'effronterie de dicter à notre Premier ministre Jean Charest de se taire et de suivre la voix archaïque du Canada en environnement. Le danger pour les fédéralistes est que Monsieur Charest est un homme de conviction tout comme Jacques Parizeau l'était durant la révolution tranquille sous Jean Lesage. Monsieur Parizeau est devenu indépendantiste à cause des refus d'Ottawa face aux demandes du Québec à cette époque. Il ne serait pas surprenant que Jean Charest en vienne à conclure que le Québec est dans un impasse dans la confédération canadienne et que en tant que pays le Québec y trouverait plus son compte dans l'état des négociations internationales face à la montée de la mondialisation. Le Canada est depuis plusieurs années un obstacle au développement de nature économique du Québec avec d'autres pays, bref Monsieur Charest, "welcome in the bad club of separatist"


source; le Devoir,
L'affrontement a eu lieu
Lise Payette 18 décembre 2009 Québec
Je savais que ça allait arriver. La rencontre de Copenhague allait être une dure épreuve pour les convictions fédéralistes de Jean Charest. Il était évident qu'il allait se faire remettre à «sa» place par la délégation canadienne malgré son absolue certitude qu'il connaît mieux le dossier de l'environnement que tous ceux qui forment le gouvernement fédéral en ce moment. Il s'y intéresse depuis bien plus longtemps que tous ces affreux conservateurs de l'Ouest et, en plus, il sait mieux naviguer dans les eaux internationales que tous les ministres fédéraux réunis. Jean Charest n'avait pas tort de penser qu'il pourrait jouer un rôle important à Copenhague. Il partait gagnant. C'était ne pas connaître la fameuse stratégie de recul du gouvernement Harper, bien davantage au service des sables bitumineux de l'Alberta que de la population canadienne ou de la santé de la planète. Ottawa avait bien averti Jean Charest que le Canada, sur la scène internationale, allait parler d'une seule voix, toujours la même, celle du fédéral. M. Charest a dû se dire qu'une fois là-bas, il n'en ferait qu'à sa tête. C'est une habitude chez lui. Et ce qui devait arriver arriva. La collision entre la position du Québec et celle d'Ottawa a eu lieu. Bang! Un véritable face à face. Le ministre fédéral a rappelé le premier ministre du Québec à l'ordre. J'imagine que le fédéral l'a pris de haut, comme chaque fois qu'il y a une rencontre internationale, et que ses efforts ont tous porté sur le besoin absolu de museler le Québec pour qu'il reste dans le rang. Il ne faut surtout pas que le Québec pense qu'il a un rôle à jouer sur le plan international. Au cas où ça lui donnerait des idées... Nous, les citoyens, savons ce que les journaux nous racontent. Ce n'est en général que la pointe de l'iceberg. Le reste, les chicanes de coulisse, les accrochages dans des lieux clos, les rencontres d'urgence dans des coins privés, nous n'en saurons jamais rien. Les insultes, les gros mots, les colères et les défaites n'arriveront pas jusqu'à nous. Les dommages collatéraux peuvent être étonnants. Ils sont parfois déterminants dans les décisions à venir. Jean Charest, quant à lui, n'oubliera jamais Copenhague. Il aura très certainement des comptes à régler. Deux options au moins s'offrent à lui. La première option que je vois est dans le droit fil de sa carrière. Jean Charest a passé une partie de sa vie en politique fédérale. Son coeur est conservateur. Le fait qu'il soit devenu libéral n'est qu'un accident de parcours dû au fait que le Parti conservateur, dans ses déboires, ne lui offrait plus la possibilité de se réaliser, comme l'ambitieux qu'il était le souhaitait. Il pouvait rester chef du Parti conservateur à Ottawa, sans grand espoir de prendre bientôt le pouvoir, ou devenir chef du Parti libéral du Québec — désespérément à la recherche d'un chef et prêt à lui payer un supplément de 75 000 $ par année — avec l'espoir de remplacer le PQ, fatigué par ses luttes internes. Il est devenu Québécois, mais il n'est pas dit que ce choix est définitif et que ses ambitions ne visent pas davantage Ottawa que Québec. Il peut souhaiter devenir premier ministre du Canada. Plusieurs pensent qu'il s'y prépare. Il doit rire quand il voit Michael Ignatieff les deux pieds dans la même bottine, incapable de mettre un pied devant l'autre. Il doit rire aussi quand il voit Stephen Harper se couper de la population canadienne sur pratiquement chaque dossier qu'il aborde. Jean Charest est sûr qu'il ferait mieux que ces deux-là, pratiquement sans effort. Son rêve est là, à sa portée. En fait, peut-être a-t-il même l'embarras du choix. La surprise — c'est la deuxième option, mais elle est peu probable —, ce serait qu'il choisisse le Québec, totalement et exclusivement. Cela voudrait dire que l'expérience de Copenhague produit sur lui le même effet que sur pratiquement tous les Québécois, qui sont automatiquement englobés dans la délégation canadienne lors d'un événement international et qui sentent qu'on les brime dans leur identité, dans leur créativité, dans leur capacité à participer aux solutions autant qu'au questionnement des peuples qui se rassemblent. La frustration est immense de devoir nous taire alors qu'un ministre fédéral dit n'importe quoi en notre nom et qu'il nous refuse le droit à la parole. C'est dans ces moments-là qu'on a le goût de se lever et de dire haut et fort que le Québec ne pense pas comme Ottawa et qu'en fait, il n'a rien à voir avec Ottawa. C'est exactement ce que Jean Charest vient de vivre. Si le miracle de Copenhague avait vraiment lieu, Jean Charest nous reviendrait indépendantiste. Joyeux Noël, et que 2010 vous soit plus doux que 2009.

mardi 22 décembre 2009

mercredi 16 décembre 2009

La nouvelle terre pour l'an 2100!

Une nouvelle terre pour l'humanité, au fait, est-ce qu'elle mérite une nouvelle planète?
Source: Le Point.fr
DÉCOUVERTE
Vite une nouvelle Terre ! La maison brûle.
Par Frédéric Lewino
Photo: Vue d'artiste d'une exoplanète. NASA/JPL-Caltech

À l'heure où les Terriens semblent incapables de se mettre d'accord pour sauver leur planète, la revue Nature annonce la découverte d'une planète très semblable à la Terre ! Préparons nos bagages... GJ 1214b - c'est son triste nom - est seulement 2,7 fois plus grosse que la Terre, ce qui, à l'aune cosmique, n'est pas grand-chose. Elle serait composée aux trois quarts d'eau. Située dans la même HLM galactique que nous (la Voie lactée), quasiment sur le même palier (40 années-lumière de distance), cette GJ (employons ce diminutif) est la plus proche parente de notre planète, jamais trouvée jusqu'ici. C'est une découverte majeure. GJ a été repérée par le Canadien David Charbonneau de l'université d'Harvard grâce à son observatoire Mearth composé de huit mini-télescopes identiques à ceux utilisés par les amateurs ! Malgré tout, ils lui ont permis de détecter dans l'infrarouge d'infimes variations très régulières de la luminosité de l'étoile mère de GJ, preuve qu'une planète passait devant elle. C'est la méthode dite du transit. Très proche de son étoile - une naine M -, la planète accomplit son année en... 1,6 jour. C'est sa masse très faible qui fait dire à Charbonneau qu'elle est composée à 75 % d'eau (contre 0,06 % pour la Terre !) Le reste est de la silice et du fer. Plus fascinant : une partie de cette eau pourrait être sous forme liquide, car sa naine d'étoile est relativement froide. À peine la moitié de la température de notre Soleil. Du coup, la température de GJ oscille entre un peu moins de 300° C sur sa face éclairée et un peu plus de 100° C sur sa face cachée (comme la Lune avec la Terre, la planète ne tourne jamais le dos à sa naine). Quant à l'atmosphère dense, elle est composée d'hydrogène et d'hélium. De l'eau liquide et une température raisonnable, mais c'est tout ce que demande la vie pour s'épanouir ! Pourtant, Charbonneau coupe aussitôt court à toute spéculation : "L'atmosphère très dense empêche la lumière d'atteindre la surface de la planète. Si jamais il y a une vie, elle ne peut pas être chlorophyllienne. Elle serait donc très différente de celle que nous connaissons sur Terre." Depuis la découverte confirmée de la première exoplanète en 1992, on en connaît un peu plus de 400, mais la quasi-majorité sont des géantes gazeuses totalement inhospitalières. Avec de nouvelles méthodes de traque et des télescopes spatiaux au regard plus affûté, il faut s'attendre dans les mois à venir à une avalanche de découvertes de petites planètes telluriques (solides) similaires à la Terre. L'astronome Jean Schneider de l'Observatoire de Paris qui tient à jour la liste des exoplanètes est très optimiste. "Dorénavant, nous estimons que le tiers des étoiles possèdent des super-Terre. Dans moins de cinq ans, j'en suis sûr, on trouvera une vraie jumelle de notre planète." David Charbonneau partage entièrement cet avis. "Je compte bien multiplier les découvertes dans les mois qui viennent. Et, si l'analyse spectrale de l'atmosphère de l'une d'elles trouve de l'oxygène, alors la vie y sera probable, car des phénomènes purement géologiques ne pourraient pas expliquer cette présence." Dépêche-toi de trouver Charbonneau, car les chefs d'État réunis à Copenhague semblent incapables de prendre les mesures absolument nécessaires pour sauver notre planète !